CHAPITRE 7 : la goutte d’eau

Publié par tropgnons le

Je le sentais … l’Univers m’envoie des signes depuis quelques semaines : 2022 est l’année qui va sans doute me bousculer … et elle a déjà commencé … mais pour m’inciter à agir, enfin. J’ai peur, de plus en plus peur, la fin de quelque chose est proche et cette fin va me pousser à un renouveau.

Merci Univers ❤

Ma production textile en suspens

En Avril dernier, j’apprenais l’existence d’une eco-contribution pour la filière textile. J’en ai beaucoup parlé sur Facebook et Instagram dernièrement et si tu ne sais pas de quoi il s’agit, je t’invite à lire l’article ICI

Les débats sont lancés sur les réseaux sociaux, et une pétition tourne actuellement « Pour un aménagement de l’eco-contribution textile aux couturières indépendantes »

En résumé, je suis contrainte de stopper provisoirement ma production d’articles textiles : lingettes lavables, essuie-tout, serviettes de table … tout simplement parce que je n’ai plus assez de trésorerie pour payer cette eco-contribution actuellement, et que je vais avoir besoin d’une pause pour faire le point. Pause que j’ai toujours reportée au lendemain en procrastinant depuis des années … et qui était pourtant si importante ! Elle s’impose donc aujourd’hui à moi, et je ne peux plus l’éviter ….

Photo humour sur l’instant, même si j’ai réellement été en larmes ce jour là …

Un bon de 3 mètres

Quelques jours plus tard, je liquide mon stock de lingettes lavables via une vente privée spéciale destockage, et prépare en parallèle de nouvelles illustrations pour mes prochains projets textiles (qui eux ne sont pas concernés par l’eco-contribution). Mais une goutte d’eau fait déborder le vase : mon imprimeur textile Londonien est passé à 49.50 € pour 1,5 x 0.5 m ! (et pire … pour certains types de tissus comme par exemple la toile de coton BIO, c’est plus de 70 € …)

Je regarde à deux fois leur site internet, sur lequel j’avais passé commande en Mars dernier … ce n’était pas les mêmes tarifs : ils ont pratiquement doublé. Soudainement, je panique …

Le yoyo des émotions

Le soir du 1er  Mai 2022, je pleure …. les larmes coulent, coulent, coulent sur le volant de ma voiture. Je quitte l’atelier pour rejoindre ma maison. Je ne suis même pas concentrée sur la route et conduis en mode « cerveau automatique ». J’ai des absences par moment … mon esprit est ailleurs. 50 € le mètre …

Je ne peux pas, mes clientes ne pourront pas suivre, je vais devoir tout arrêter …

Arrêter … ? Tout … ?

Abandonner, Echouer … ?

La peur m’envahie, l’angoisse me monte à la gorge. J’ai mal au ventre, je n’ai pas faim, et j’ai même la nausée.

Sur le plan personnel, c’est aussi la période où Jérôme (mon homme) en apprend davantage sur sa maladie grâce à son jeune pneumologue : il soupçonne une Dyskinésie ciliaire primitive (à vos souhaits M’sieurs Dames !) dont nous n’avons jamais entendu parlé …. jusqu’à aujourd’hui (âgé de 37 ans !).

Une maladie rare, apparemment …. mais j’en reparlerai dans un autre chapitre.

La résilience et l’acceptation

Lâche prise, Amandine. Pourquoi vouloir à tout prix toujours tout contrôler dans la vie ?

Je me ressaisi :  après un jour de colère, un jour de tristesse, un jour de panique et de peur, c’est désormais le jour de l’acceptation. Là où autrefois, il me fallait plusieurs mois pour me remettre d’une situation compliquée (je pense notamment à mon parcours PMA qui m’en a fait voir de toutes les couleurs en 5 ans, avec 7 échecs de FIV), je suis capable aujourd’hui de mieux accepter ce qu’il arrive dans ma vie ❤

Toutes mes lectures sur le développement personnel, tous mes suivis en psychothérapie, tout le chemin parcouru m’a fait grandir sur bien des points. La décision que je prend maintenant, l’arrêt de ma production textile, est entrain de devenir l’évènement déclencheur d’actions pour rebondir. Et surtout : elle n’est que provisoire !

Un coaching en développement personnel (et professionnel)

C’est décidé, je ne veux plus rester seule face à tous ces obstacles et j’ai besoin d’être enfin accompagnée. Têtue comme je suis, j’ai toujours eu du mal à accepter qu’on m’aide … surtout dans des domaines où je me sentais « capable de gérer » !

Sauf que je vois bien aujourd’hui qu’en réalité, je ne gère rien du tout, ou plutôt je ne gère seulement que 50 % de mon entreprise … (les réseaux sociaux, la communication, la gestion des commandes, la production, la créativité, la comptabilité (extrêmement basique, car je ne sais même pas faire un bilan xD) et c’est déjà beaucoup. Les autres 50 % … devinez … qui sont-ils … ?

Et bien, ils correspondent bien souvent à l’entrepreneur lui-même !!!

En d’autres termes : ce que je n’arrive pas à gérer dans mon entreprise, c’est moi.

Moi et mes peurs, mes doutes, ma façon de m’organiser, ma procrastination …

C’est très inconfortable de travailler sur soi, ça nous remue, ça ne nous fait pas forcément plaisir, mais c’est nécessaire pour avancer et « sortir de sa zone de confort ». Je sais ô combien les artisans n’aiment pas quand on leur répète cette phrase … !!! Et pourtant … en dehors de notre petit cocon douillet, il y a tellement de belles (et meilleures) choses qui nous attendent ! Encore faut-il être prêt(e) à les vivre … jusqu’à cette goutte d’eau, je n’étais pas prête.

La première séance en visio avec Caroline, coach Québécoise, m’a fait réfléchir sur trois points :

  1. Qu’est-ce qui pourrait me ralentir ou m’empêcher d’atteindre mes objectifs ?
  2. Qu’est-ce que je pourrais gagner à les atteindre ?
  3. Qu’est-ce que je pourrais perdre si je les atteins ?

Ces 3 questions sont le point de départ d’une énorme réflexion que j’ai pu entamer cette semaine, parfois à n’en plus dormir la nuit … mais elles m’ont ouvert les yeux. 

Puis un coaching en stratégie Instagram : soyons fous !

Alors que je commence seulement à y voir plus clair sur le pourquoi je n’arrive pas à me gérer, je (re)découvre Laetitia, une créatrice polymériste comme moi sur Instagram : Plume Horizon. Je la suivais depuis quelques années, et le visionnage d’un de ses reels me l’a montré sous une deuxième casquette : celle de coach en stratégie Instagram !

Laetitia vit de son activité, elle vend à l’International (surtout auprès des américains, très friands d’artisanat français !) et elle est formée en Marketing. Bref, elle me semble la personne parfaite pour m’aider à développer les Trop’gnons sur la toile. Seulement … tout coaching en 1:1 (individuel) a un coût.

Suis-je prête à me lancer et prendre un risque financier ?

Les ventes de lingettes en destockage ne me permettront pas de me payer, ni de racheter du matériel : c’est décidé, elles seront ma dernière chance. J’investis sur MOI. Ca passe …. ou ça casse !

Vais-je réussir (enfin) à croire en moi ?

Arriverais-je à vivre de mes passions d’ici Janvier 2023 ?

Caroline et Laetitia pensent que c’est possible : j’ai toutes les ressources en moi pour y parvenir.

Une fois toutes les clefs en main : je ne peux qu’y arriver …

Et toi, y a-t-il déjà eu un élément déclencheur pour que quelque chose change dans ta vie ? Répond-moi en commentaire !


2 commentaires

Chauvin · 24 mai 2022 à 18 h 35 min

Mon hospitalisation en juin 2018, due à un meningiome (tumeur au cerveau)
J’ai enfin réussi à dire non aux sollicitations juste par intérêt, à éradiquer les toxiques, dépressifs et autres négatifs, et surtout, à demander de l’aide (physique et morale) aux autres…. Et ce n’est pas facile…
Gros bisous

    tropgnons · 4 juin 2022 à 17 h 55 min

    Oh que non, ce n’est pas simple de demander de l’aide, ou même de l’accepter quand on nous la propose ! Mais quand on comprend que c’est parfois bénéfique, alors on y arrive mieux par la suite 🙂

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