INTRODUCTION

Bienveillance : « Disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui »

Indulgence : « facilité à excuser, à pardonner. »

Est-on ou a-t-on toujours été bienveillant/indulgent les uns envers les autres ? Peut-on vraiment l’être ? Est-on capables de toujours l’être ? Ces questions sont autant simples que complexes … et c’est finalement grâce à elles, je crois, que les Trop’gnons existent aujourd’hui.

Mais avant de vous conter leur véritable histoire, la naissance de « Champi« , je me dois de vous raconter ma propre histoire : celle d’une femme-enfant qui se veut bienveillante alors qu’elle-même ne l’a pas toujours été dans sa vie … comme beaucoup d’entre nous, envers les autres et surtout envers … elle-même.

Cette histoire peut paraître tout à fait banale, même très naïve … et ressembler à tellement d’autres histoires personnelles, mais peut-être qu’elle fera écho à certains moments clés de votre propre vie, de l’enfant que vous étiez à l’adulte d’aujourd’hui en passant par le/la jeune adolescent(e) . Les Trop’gnons ne sont pas que de simples personnages mignons, ils sont tellement bien plus que cela … et vous comprendrez bientôt pourquoi.

Amandine et champi la mascotte de la tribu des trop'gnons

Amandine et Champi

CHAPITRE 1 : L’enfance, période de construction

« Elle recopiait les dessins trouvés sur les pots de moutarde »

Certains diraient que je suis tombée dans la marmite quand j’étais petite …  ! Chaque personnage qui s’offrait à mes yeux se retrouvait dessiné sur une feuille blanche, avec mille et une couleurs : je recopiais tout ce que je voyais. Les boîtes de céréales, les personnages dans mes dessins animés préférés … mes peluches …. Tout y passait. Vers l’âge de 8/10 ans, nos parents nous ont inscrit mes sœurs et moi à un atelier de dessin pour enfants. Des crayons de couleur, de l’aquarelle, de la peinture acrylique, des pinceaux, des feutres, des encres, des pastels, du fusain, des papiers colorés, des poscas … tout était parfait et grandiose  ! J’avais soif de dessin : à peine l’un était terminé, que j’en recommençais un autre, puis un autre …. A l’époque, je m’amusais déjà à mettre des yeux à des planètes, des arbres, des objets … Tout prenait VIE.

Caroline, l’inoubliable Caroline, cette grande Dame qui portait des petites voitures en guise de boucles d’oreilles et des vêtements bariolés telle un Arc-en-ciel, était fascinée par notre enthousiasme et cette soif de dessiner. Chaque semaine, elle nous soumettait un thème et je me faisais une joie d’y répondre en dessinant. Mais le dessin était aussi un moyen d’expression accessible, plus facile que la parole. Enfant discrète pour ne pas dire timide, il me permettait de m’exprimer et surtout de faire passer des messages dès le plus jeune âge. Je participais à plusieurs petits concours de dessins enfants et j’ai pu mettre en avant une BD sur un sujet sensible qu’est le racisme, mettant en scène deux chevaux : un blanc et un noir [je vous parlerais d’ailleurs d’autres sujets sensibles plus tard dans les chapitres suivants].

Quelle surprise de pouvoir bénéficier d’un article dans le magazine « Femme actuelle », avec en prime un shooting photo sur PARIS où j’ai pu rejoindre des femmes lectrices de BDs ! Un rêve de petite fille ….

Faire de la BD c'est faire passer des messages

Amandine JACOB Concours BD scolaire caisse d’épargne et festival d’Angoulême

Le journaliste m’avait même demandé à la fin de l’interview quelle était ma BD préférée, question à laquelle j’avais répondu « le Guide du Zizi sexuel de Titeuf » (« parce qu’on comprend mieux ce que les garçons ont dans la tête ! ») Je vous avoue qu’après coup, ma mère m’a regardé d’un air surpris … j’en rigole aujourd’hui ! Si seulement j’avais su ce qui m’attendait 20 ans plus tard … Titeuf ne m’avait donc pas prévenue ?!!! M’aurait-il menti ?!!! 

Ma créativité ne sortait toutefois pas de nulle part : Maman l’était, Papa aussi. Tous les deux nous ont transmis la passion du créatif sous toutes ses formes, la découverte des livres aux mille histoires et illustrations durant des après-midis à la bibliothèque, les merveilles de la nature avec les balades en forêt pour récolter la mousse (les crèches de Noël sous le sapin : un monde miniature que je continue de faire vivre aussi !), les recettes de gâteaux et autres gourmandises, la confection de déguisements de princesses par Maman, les anniversaires à la maison … quelle chance nous avions mes sœurs et moi !

Quant à Papa, il nous a enseigné depuis toutes petites la maîtrise de l’outil informatique ! Adibou a été notre meilleur ami pendant plusieurs années. Mais si les Trop’gnons sont aussi étranges parfois, c’est peut-être parce que j’ai été bercée par la folie de Tim Burton, l’originalité de Miyasaki, la magie de Disney … ou simplement l’histoire du nain qui habitait le local à poubelle du Parc de Conflans Sainte Honorine et qui raffolait des petits glands qu’on devait lui déposer en automne sur le pas de sa porte ! Sacré Papa … quelle imagination !

Une enfance plutôt heureuse me diriez-vous … et pourtant …

Dis moi en commentaire comment était ton enfance ? Quelle était ta passion ? Quels étaient tes rêves ?

La suite au chapitre 2 ! Si tu ne veux rien rater de la suite de l’histoire, inscris-toi à la newsletter pour être averti lorsqu’un nouvel article de BLOG sera publié :


2 commentaires

Huret Séverine · 25 novembre 2021 à 20 h 23 min

Merci de nous faire part de tes souvenirs🙏

    tropgnons · 25 novembre 2021 à 21 h 13 min

    Cela me fait du bien d’en parler enfin <3 merci à toi de me lire !!!! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *